Défendre les langues et les cultures régionales est ce qui motive ceux qui seront présents samedi 31 mars à Quimper, à Ajaccio, à Strasbourg, à Toulouse, à Perpignan, à Bayonne, à Annecy, à Amiens, à Poitiers et dans les territoires d’Outre-Mer. Il s’agit donc d’une action nationale qui touche beaucoup de régions de France. En ce sens, la date n’est pas fortuite : à quelques encablures des élections présidentielles, les langues et cultures régionales veulent se faire entendre des différents candidats et trouver leur écho lors des élections législatives à suivre.
La revendication est la reconnaissance par l’état français des langues régionales car pour l’instant elles ne figurent dans la Constitution que comme un élément patrimonial. Non officialisées, ces langues supposent aucun droit pour le locuteur et aucune obligation pour l’Etat. En ratifiant la charte sur les langues régionales du Conseil de l’Europe, le breton et le gallo (et les autres…) seraient reconnus et cela essuierait le paradoxe selon lequel tout Etat qui prétend entrer dans l’Europe doit avoir voté et ratifié cette charte… !
En Bretagne, s’ajoute une autre revendication : la Bretagne à cinq départements. Des associations comme Bretagne Réunie, 44=BZH sont très mobilisées à cette occasion. La manifestation défilera selon les Bro. A priori, le Bro Naoned sera bien représenté. Il semble que beaucoup d’habitants de Loire-Atlantique s’y rendront par leur propre moyen profitant ainsi de leur week end. Toutefois, l’ACB a affrété un car pour s’y rendre et l’aller-retour s’effectuera dans la journée. Départ à 9h30 et retour à 23h30. Vous pouvez obtenir plus de renseignements ou réservez votre place en contactant Anne-Claire ou Yves à l’Agence Culturelle Bretonne au 02 51 84 16 07 ou par mail acbml@free.fr
Si vous ne pouvez pas vous déplacer mais que la cause vous touche, vous pouvez faire part de votre soutien à l’instar de Dom Duff, Alan Stivell, Pascal Jaouen ou Patrick Poivre d’Arvor sur le site suivant :
www.deompdei-kemper2012.org, un site de l’association Kevre Breizh qui coordonne la vie culturelle associative de Bretagne en médias, éducation, sports, chants, musique…
Pour une vue globale du mouvement au niveau national et voir comment aussi ça bouge bien pas qu’en Bretagne :
La Gascogne fort !
Et bientôt de retour à Nantes !
« Nous jouons ce que nous sommes » clament-ils dans leur devise en gascon « que jogam ço qu’èm ». Et tout est dit, que ce soit d'eux ou de leur musique : bien déterminés, engagés et solidement enracinés.
Depuis 10 ans, ce groupe de musique qui ne veut pas se classer mais laisser ce soin à ses auditeurs, travaille selon une
logique réfléchie et militante. Ils appellent cela « musique radicale de Gascogne », une via media entre musique traditionnelle gasconne et musiques actuelles, entre électro et
vielle, rock et violon, folk et chant en langue gasconne, indus et cornemuse. Une occasion de vous faire votre propre opinion sans quitter Nantes vous sera donnée le 31 mars 2012 à la Cité des
Congrès de Nantes dans le cadre du festival « Eurofonik » organisé par la Cité des Congrès et Le Nouveau Pavillon.
La tribu compte cinq membres : Shape 2 (Nicolas Godin) affairé aux machines et à la batterie tandis que Pairbon (Roman Colautti) s'occupe de la partie guitare ; puis vient la famille: d'abord Matèu Baudoin pour le chant, le tambourin et le violon ; ensuite Roman Baudoin à la vielle à roue électro ou « sonsaina » ; et enfin Tomàs Baudoin également au chant et à la « boha ». Prononcée "bou-heu", c'est la cornemuse des Landes de Gascogne. Petite, elle est munie d'un seul bourdon et utilise des anches simples.

Familha Artús a développé une démarche qu'ils expliquent en 4 axes. Pour commencer la culture, la musique, comme une recherche d'identité, une identité gasconne, affirmée, revendiquée, chantée. Mais attention, le patrimoine uniquement comme inspiration pour créer et non pour en faire un musée. Ils s'opposent au mouvement « world-showbiz-music » et se veulent indépendants, insoumis. Se qualifiant d'« alter-localistes », ils cherchent à soutenir le développement de leur Gascogne en l'ouvrant sur l'extérieur. C'est dans ce but, qu'ils ont créé leurs propres outils de promotion : le label de disque, "PAGANS" ainsi que "le collectif ça-i" (prononcé [saï]) qui rassemblent des acteurs associatifs et institutionnels de la culture locale pour promouvoir les cultures et langues régionales. Dans un second temps, la démarche est technique : pousser l'instrument le plus loin possible, l'adapter dans toutes les dimensions possibles. Le troisième axe est l'équivoque, une volonté de mêler vrai et faux, musique moderne et musique ancienne, pour engloutir le spectateur. Enfin, the last but not the least, l'énergie est la quatrième roue de ce carrosse déjanté et limite punk.
Cette bande de Gascons en est à son troisième album avec Drac (Dragon) paru en septembre 2010, sur leur label et sur le label historique des "Béruriers noirs" FZM (Folklore de la zone mondiale). La distribution physique est assurée par "Coop Breizh" et la distribution numérique par "Believe". Òmi (Homme) fut le premier album paru en 2003 sur le label "Modal" et distribuée par "L'Autre Distribution". Maxi est quant à lui un 5 titres sorti en prélude au second album. C'est remarquable puisque c'est une édition limitée à 560 exemplaires numérotés où les pochettes sont uniques car découpées dans trois toiles peintes par les musiciens. Vient alors le second album, Òrb (aveugle) paru en 2007 en autoproduction, enregistré dans le studio du groupe métal GOJIRA, et toujours distribué par "L'autre distribution" et "Believe". Laboratòri #1 est la première compilation de sessions d'enregistrement faites en 2008. Il est sorti numériquement en décembre 2008, sur le label du groupe. Pour L'estaca remix en 2007, le groupe voulait reprendre la célèbre chanson de Lluís Llach en version gasconne et la mettre sur l'album Òrb mais ce fut un échec. En 2009, ils décident donc de proposer chacun une vision de l'Estaca, à partir des bandes enregistrées en 2007, ce qui donne lieu à un album numérique. Enfin, une série de clips ont également été réalisés et sont disponibles tout comme certaines écoutes et vidéos live sur leur site :www.familha.artus.free.fr
Jan-Maï
Retenez le 31 mars 2012, Festival Eurofonik à la Cité des Congrès de Nantes.

L'ensemble des internes du collège Diwan de Loire-Atlantique présentent actuellement une petite exposition au centre culturel Yezhoù ha Sevenadur, 13 rue du Rémouleur, à Saint-Herblain.
Celle-ci a pu se faire grâce à la présence de Marie-Gaelle venu faire une semaine de stage dans la structure bretonnante afin de parfaire cette langue dont elle termine l'apprentissage grâce à la
première formation de 6 mois dans 44, avec l'association rennaise Skol An Emsav. Chloé et Clément, les animateurs des veillées hebdomadaires ont profité des
talents d'artiste de Marie-Gaelle pour faire exprimer ceux des jeunes bretonnants, et le tout en un temps record de une heure : gourc'hemennoù!
Dec'h da noz, evel bep Yaou ez eus bet aozet ur veilhadeg er skolaj...
Ar chañs hon eus da gaout Marie-Gaëlle da stajiadez er skolaj a-hed ar sizhunvezh. Kinniget he deus, gant sikour ar gasourien, aozañ ur veilhadeg war danvez an arzoù, ar pezh a blij dezhi kalz !
Aozet 'zo bet tri stal diwar-benn an Nevez-amzer:
Ur stal livaj gant Marie-Gaëlle, div follenn vras, 12 skolajiad, liv (pennlivioù nemetken), ijin ha startijenn !
Ur stal Haïku gant Clément ha Melen, pevar a zo bet skrivet ganto:
Ar geot a zo brav
Er maez ne ra ket glav
Glas eo ar geot
Bleunioù o tivañ
An heol o lugerniñ
Bed o aveliñ
Ar geot a c'hoari
An heol war ar wezenn
Labous en e neizh
Ur bugel a nij er-maez
debret ar bugel
Ur stal pegañ gant Chloé, ur bern paper adimplijet hag awenet ar skolajidi gant an danvez !
An disoc'h a zo dreist, ha staget er sal vras: deuit da welet, ne veoc'h ket dipitet !
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